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Avec Kindle Vella, Amazon veut imposer la lecture sur mobile

Le dernier baromètre présenté sur les usages du livre numérique en France pointait une réalité, intrinsèquement lié à 2020 : si 26% des Français avaient eu recours à l’ebook ou l’audiobook durant l’an passé, le mobile pousse sa corne. « Le smartphone est l’équipement le plus répandu chez les lecteurs, toutes catégories confondues. Il est également le support le plus utilisé pour lire (42% des lecteurs) ou écouter (52% des auditeurs) des livres numériques « , pointait en effet l’étude.

Feuilleton, feuilletons..

Entre le développement massif du webtoon, qui privilégie les petits écrans de type smartphones et les contraintes sanitaires, c’est bien avec un téléphone portable ou sur un écran d’ordinateur que l’on s’entretient le plus. Ainsi, Amazon a senti le vent venir.

« Publiez un bref épisode de votre histoire sur Kindle Vella que les lecteurs peuvent suivre, en découvrant les rebondissements de l’intrigue, depuis l’application Kindle ou sur le web », propose la firme dans sa présentation de Vella. Et les soumissions de textes ont débuté ce 13 avril, sans que l’on en connaisse encore la réussite.

Mais le recours aux smartphones ne tient pas strictes circonstances sanitaires: de fait, les investissements réalisés en Corée par Naver, qui a racheté Wattpad pour 600 millions $ ou encore de son concurrent Kakao, qui envisage le rachat de Radish, pour 400 millions $, sont autant d’indicateurs. Les géants de l’internet se rabattent sur la notion de contenus mobiles, répondent ainsi aux évolutions dans les modes de consommation.

CORÉE : la guerre des contenus littéraires sur mobile

Et cerise sur le gâteau, en consultant le Digital Report 2021, on apprend que la planète s’est améliorée de 5,8 milliards de mobinautes en 2020, en hausse de 1,8% – sur les 7,38 milliards d’habitants que l’on compte. De même 4,32 milliards d’utilisateurs passent par leur mobile pour accéder à Internet. (Voir le détail sur Le blog du modérateur)

Source de revenus complémentaires

Ces microfictions vont de 600 à 5000 mots, précis le site : les premiers épisodes sont gracieusement mis à disposition. Il faudra en revanche s’acquitter d’un montant encore à définir, pour prolonger sa conférence. Cet achat de jetons (ou tokens) débloquera donc les nouveaux épisodes, avec une répartition de 50% de la somme pour l’auteur et 50% pour la firme.

Les premières images comportent des tarifications de l’ordre de 140 jetons pour 1,99 $, 368 jetons pour 4,99 $ ou 770 jetons pour 9,99 $. Et chaque épisode à débloquer nécessitera donc un certain nombre de jetons en fonction.

En outre, les petites notes cosmétiques et interactives existantes: des likes pour manifester son plaisir et provoquer les indispensables décharges de dopamine qui stimulent les auteurs. Votes et évaluations, ainsi que partages, seront prévus, pour inciter tout un chacun à essayer les récités les plus appréciés, dans leur diffusion hebdomadaire.

Côté auteur, justement, la soumission des histoires s’opérera depuis le service Vella directement, ou par les nouveaux outils de KDP.

ActuaLitté a pu vérifier que Vella n’est pas pour l’heure disponible que pour les résidents américains, et encore, en version beta. Son fonctionnement demeure extrêmement simple, et comme toujours, très intuitif..

De plus, la communication adoptée montre combien la corde sensible vibre : « Une nouvelle manière de se connecter avec les lecteurs », assure la présentation. Attention cependant: il est possible de supprimer les brouillons que l’on aura créé dans l’espace KDP dédié, il est également possible de supprimer la boutique Kindle Vella les textes publiés. Sauf si ces derniers ont été directement classés dans la bibliothèque de leur auteur.

Pour l’heure, Amazon n’a pas encore dévoilé la page où seront regroupées les histoires publiées à travers Vella. Impossible donc de consulter les offres…

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Avec Kindle Vella, Amazon veut imposer la lecture sur mobile

Le dernier baromètre présenté sur les usages du livre numérique en France pointait une réalité, intrinsèquement lié à 2020 : si 26% des Français avaient eu recours à l’ebook ou l’audiobook durant l’an passé, le mobile pousse sa corne. « Le smartphone est l’équipement le plus répandu chez les lecteurs, toutes catégories confondues. Il est également le support le plus utilisé pour lire (42% des lecteurs) ou écouter (52% des auditeurs) des livres numériques « , pointait en effet l’étude.

Feuilleton, feuilletons..

Entre le développement massif du webtoon, qui privilégie les petits écrans de type smartphones et les contraintes sanitaires, c’est bien avec un téléphone portable ou sur un écran d’ordinateur que l’on s’entretient le plus. Ainsi, Amazon a senti le vent venir.

« Publiez un bref épisode de votre histoire sur Kindle Vella que les lecteurs peuvent suivre, en découvrant les rebondissements de l’intrigue, depuis l’application Kindle ou sur le web », propose la firme dans sa présentation de Vella. Et les soumissions de textes ont débuté ce 13 avril, sans que l’on en connaisse encore la réussite.

Mais le recours aux smartphones ne tient pas strictes circonstances sanitaires: de fait, les investissements réalisés en Corée par Naver, qui a racheté Wattpad pour 600 millions $ ou encore de son concurrent Kakao, qui envisage le rachat de Radish, pour 400 millions $, sont autant d’indicateurs. Les géants de l’internet se rabattent sur la notion de contenus mobiles, répondent ainsi aux évolutions dans les modes de consommation.

CORÉE : la guerre des contenus littéraires sur mobile

Et cerise sur le gâteau, en consultant le Digital Report 2021, on apprend que la planète s’est améliorée de 5,8 milliards de mobinautes en 2020, en hausse de 1,8% – sur les 7,38 milliards d’habitants que l’on compte. De même 4,32 milliards d’utilisateurs passent par leur mobile pour accéder à Internet. (Voir le détail sur Le blog du modérateur)

Source de revenus complémentaires

Ces microfictions vont de 600 à 5000 mots, précis le site : les premiers épisodes sont gracieusement mis à disposition. Il faudra en revanche s’acquitter d’un montant encore à définir, pour prolonger sa conférence. Cet achat de jetons (ou tokens) débloquera donc les nouveaux épisodes, avec une répartition de 50% de la somme pour l’auteur et 50% pour la firme.

Les premières images comportent des tarifications de l’ordre de 140 jetons pour 1,99 $, 368 jetons pour 4,99 $ ou 770 jetons pour 9,99 $. Et chaque épisode à débloquer nécessitera donc un certain nombre de jetons en fonction.

En outre, les petites notes cosmétiques et interactives existantes: des likes pour manifester son plaisir et provoquer les indispensables décharges de dopamine qui stimulent les auteurs. Votes et évaluations, ainsi que partages, seront prévus, pour inciter tout un chacun à essayer les récités les plus appréciés, dans leur diffusion hebdomadaire.

Côté auteur, justement, la soumission des histoires s’opérera depuis le service Vella directement, ou par les nouveaux outils de KDP.

ActuaLitté a pu vérifier que Vella n’est pas pour l’heure disponible que pour les résidents américains, et encore, en version beta. Son fonctionnement demeure extrêmement simple, et comme toujours, très intuitif..

De plus, la communication adoptée montre combien la corde sensible vibre : « Une nouvelle manière de se connecter avec les lecteurs », assure la présentation. Attention cependant: il est possible de supprimer les brouillons que l’on aura créé dans l’espace KDP dédié, il est également possible de supprimer la boutique Kindle Vella les textes publiés. Sauf si ces derniers ont été directement classés dans la bibliothèque de leur auteur.

Pour l’heure, Amazon n’a pas encore dévoilé la page où seront regroupées les histoires publiées à travers Vella. Impossible donc de consulter les offres…